Des six monographies qui suivent, deux sont consacrées à Jean-Jacques Rousseau et deux à Voltaire. Les deux titres restants nous conduisent aux Délices, maison genevoise investie par Voltaire de 1755 à 1760, ou nous invitent à relire l’œuvre de l’écrivain suisse Louis Dumur (1863-1933).
Les travaux en cours concernent Jean-Jacques Rousseau – encore une fois – avec une biographie pour les éditions Ellipses, en 2025, et François Tronchin (1704-1798) pour un volume intitulé François Tronchin, homme de théâtre destiné quant à lui à paraître à Genève, toujours en 2025.
Le Concert de Lausanne : Jean-Jacques Rousseau et Gustave Doret, Genève, éditions Slatkine, 2006.
Gustave Doret (1866-1943), à qui l’on doit, entre autres, les musiques des Fêtes des vignerons de 1905 et 1927, partage avec Rousseau une interrogation de fond sur la nature de la musique populaire. Tous deux ont commencé leur carrière musicale par un concert à Lausanne. Est-ce un hasard ? C’est bien en tout cas au cœur du pays de Vaud qu’il convient de puiser, plus de soixante ans après la mort de Doret, quelques éléments de réponse.

La Cité interdite : Jean-Jacques Rousseau à Genève, Genève, éditions Slatkine, 2009.
Si Rousseau a entretenu, de son vivant, des relations difficiles avec sa ville natale, il suscite encore, dans les deux cents ans qui suivent sa disparition en 1778, nombre d’interrogations et dérange, sur le plan symbolique. C’est cette histoire des relations de Rousseau à sa ville natale que retrace cet ouvrage. Une histoire qui commence en 1835, avec l’apparition d’un Rousseau de bronze et qui s’achève – mais une fin, somme toute provisoire – à l’aube des années 2000.

Voltaire, Paris, Gallimard, collection « Biographies », 2015.
Qui est exactement Voltaire (1694-1778) ? Est-il d’abord le défenseur des Calas, Sirven, La Barre, c’est-à-dire l’apôtre de la tolérance, celui dont le nom, encore aujourd’hui, mobilise les foules sur toute la planète ? Doit-on le considérer comme le plus grand tragédien de son siècle, l’égal, à son époque, de Racine et de Corneille ? Qui d’autre que lui est devenu, au siècle des Lumières, l’icône de tout un peuple ? C’est de cet homme, et de ce peuple, qu’il est ici question.

Jadis les Délices, Condeixa-a-Nova, collection « Mémoires et documents sur Voltaire », éditions La Ligne d’ombre, 2018.
Elle aura bientôt trois cents ans : presque une vieille dame.
Elle a accueilli Voltaire, François Tronchin, Theodore Besterman, reçu Georges Duhamel, Hans Erni, Georges Haldas…
Elle a donné à lire, à voir, à penser à des générations entières.
Tout un quartier de Genève porte désormais son nom.
Elle ? Une maison, une simple maison, qu’on appelle les Délices.

La Conspiration du silence : Genève et Louis Dumur, collection « voltiges », Genève, éditions MetisPresses, 2021 .
Louis Dumur (1863-1933), en dépit d’une œuvre importante, tarde à entrer au panthéon des grands écrivains romands. Son souvenir provoque même, à Genève, un certain malaise. Ne va-t-il pas jusqu’à critiquer, dans son roman L’École du dimanche, la religion de ses pères ? Ne fustige-t-il pas, dans La Croix rouge et la Croix blanche, l’attitude des banquiers genevois durant la première Guerre mondiale ? Il s’agit de relire aujourd’hui cet écrivain sincère et fortement engagé, dont les prises de position polémiques ont fini par susciter autour de son œuvre une conspiration du silence qu’il est temps de dissiper.
Le 25 juin 2021, une présentation du volume a eu lieu à la Fondation Martin Bodmer, à Genève.

Voltaire après la nuit : Paris, Moscou, Genève, Ferney, Publications de la Société Voltaire, 2021.
Les vingt ans qui séparent la libération de Paris, en août 1944, de l’organisation du premier Congrès international des Lumières, en 1963, sont bel et bien des années « voltairiennes ». C’est dans cette période en effet que se dessine une nouvelle image – et presque un nouveau profil – du patriarche. De Paris à Moscou, de Londres à Washington, de Saint-Pétersbourg à Genève, c’est l’histoire de cette étonnante relecture de Voltaire qui est ici contée.

