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De Pékin à Genève, et de Genève à Lyon.

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Je vous invite sur cette page à parcourir – rapidement – quelques-uns des lieux emblématiques de mon parcours. Ne soyez pas surpris de voir ce petit voyage commencer près du Havre : après tout, n’est-ce pas du port de Sainte-Adresse, situé à seulement quelques kilomètres, qu’on regardait jadis s’éloigner le paquebot France ?

Montivilliers

Septembre 1985. À vingt-deux ans, jeune certifié, je dois accomplir mon stage pratique dans l’académie de Rouen et assurer une charge d’enseignement au lycée de Montivilliers, dans la banlieue du Havre. Deux collègues, Gérard Paul et Jacques Derouard, m’apprennent à « faire la classe ». C’est toutefois au lieu-dit « l’ancienne ferme du pressoir » que je fais la connaissance de celle qui, bien malgré elle, donnera une impulsion décisive à ma recherche.

Agnès Dupont a une soixantaine d’années et elle est infirmière à l’hôpital du Havre. Issue d’une importante famille de la région, elle descend en ligne directe de François-André Danican Philidor, musicien bien connu des Lumières et ami de Jean-Jacques Rousseau. Très rapidement, elle me met en relation avec la Société d’études philidoriennes. Je pénètre alors dans le cercle des musiciens qui, intéressés par l’œuvre de Philidor, s’emploient à la faire connaître.

Quarante ans ont bientôt passé depuis mon propre passage dans le Bec de Caux. Mais on comprendra aisément l’émotion qui est encore la mienne lorsque j’entends parler de… vous savez, cette petite ville, là, au nord du Havre…

Montivilliers, ancienne Ferme du Pressoir, chemin de Buglise.

Pékin

Septembre 1987. Début du service national de la coopération. Nommé à l’Institut des Langues étrangères de Pékin (Yi-Wai), j’y travaille avec plusieurs groupes d’étudiants chinois et nord-coréens, qui apprennent tous le français et se destinent, pour certains, à devenir interprètes à l’ONU. Ces deux années, qui s’achèveront à Tian’anmen, m’auront permis de faire quelques rencontres étonnantes : celle de Philip D. Supina, professeur américain de droit qui s’était jadis rendu célèbre pour son refus de partir au Vietnam et avait fait plusieurs années de prison ; celle de Michel Launay, rousseauiste niçois rencontré, de manière très improbable, sur une piste cyclable, du côté de Wangfujing ; celle de Maria Lecea, militante communiste et professeure d’espagnol qui avait passé la majeure partie de sa vie en URSS et en Chine et dont les mémoires viennent d’être – enfin – publiés par sa fille ; celle enfin de tous les étudiants chinois, dont les conditions d’existence étaient éminemment précaires mais dont l’ardeur au travail, l’intelligence et le sens de la collectivité ne pouvaient – ne peuvent – que forcer l’admiration.   

Institut des Langues étrangères, Pékin, automne 1987.

Russie

Septembre 1989. Départ en Russie – ou plutôt, en URSS, avec des séjours à Kharkov, Saint-Pétersbourg et Moscou. Rencontres, là aussi, en grand nombre : me restent les visages – et les voix – de Viacheslav Khloponine, professeur ukrainien qui n’était jamais allé en France mais s’exprimait dans un français parfait, sans le moindre accent ; de Valentin Moultatouli, comédien russe avec lequel nous avons interprété Andromaque, à Saint-Pétersbourg ; de Larissa Panacenko, qui n’imaginait pas que sa ville d’origine, Kupiansk, serait un jour rayée de la carte à coups de bombes ; de Svetlana Bragova, directrice du théâtre Spartacus, à Moscou, qui nous avait permis de produire Pelléas et Mélisande, en 1993, pour le centenaire de la création de la pièce de Maeterlinck ;  de… mais je suis ici comme le fabuliste de La Carpe et les carpillons : à tous les citer, « je ne finirais pas ».

Moscou, Place Rouge.

Genève

C’est sans doute à Genève que m’est apparue la nécessité de « décloisonner » l’enseignement universitaire ou ce qu’on nomme, un peu dérisoirement, le « savoir savant » pour le rendre accessible à l’ensemble de la communauté civile. Parmi toutes les expositions réalisées dans la maison des Délices, « Confessions genevoises » était orientée dans ce but : il s’agissait de faire dialoguer Rousseau, Amiel et Haldas – les trois principaux représentants de « l’écriture de soi » à Genève aux XVIIIe, XIXe et XXe siècles – afin d’extraire de leur expérience ce qu’ils pouvaient avoir de commun avec celle du lecteur, ou du visiteur. Une même ambition a présidé à l’aventure du tricentenaire de la naissance de Jean-Jacques Rousseau, baptisée « Rousseau pour tous » et dont l’un des points forts fut la création, au Bâtiment des Forces motrices, de l’opéra de Philippe Fénelon, JJR, dans une mise en scène de Robert Carsen. 

Genève, Bâtiment des Forces motrices, lieu de création de l’opéra JJR !, de Philippe Fénelon.

São Paulo

Comment parler de Rousseau au Brésil ? Ou plutôt, peut-on tenir le même discours sur Rousseau au Brésil qu’en Europe ? Quel est « l’horizon d’attente » des spécialistes brésiliens ? Que représente Rousseau au-delà de la communauté intellectuelle intéressée par la commémoration du tricentenaire de sa naissance ? Autant de questions qui ont donné lieu à plusieurs colloques et à une conférence dans la prestigieuse Sala São Paulo, au printemps 2012. Les chercheurs « paulistes » restent, aujourd’hui plus que jamais, très actifs dans l’étude approfondie des Lumières.

São Paulo.

Rabat

Exposition, interventions à la Bibliothèque Royale du Maroc : les quelques « rousseauistes » réunis à Rabat en décembre 2012, au premier rang desquels Alain Grosrichard, professeur honoraire à l’Université de Genève et président de la Société Jean-Jacques Rousseau, ont pu nourrir un échange suivi avec les très nombreuses personnes venues assister à l’ensemble des débats. Parmi les questions traitées : quelle connaissance Rousseau avait-il du Coran ? Sur quels principes les principales traductions de Rousseau en arabe se sont-elles établies ? Qu’a-t-on perçu, en Afrique, du discours des Lumières ? Quels sont les pans de l’œuvre de Rousseau qui semblent avoir plus particulièrement intéressé la communauté marocaine ?

Rabat, Bibliothèque Royale du Maroc, décembre 2012.

Galerie

New-York, en compagnie de Jean-Michel Olivier, mars 2012.
Montivilliers, bicentenaire de la Révolution française, 1989.
Genève, Place des Nations, 28 juin 2012.
Saint-Pétersbourg. Monument de Falconet.
Sala São Paulo. Avant la conférence
Saint-Pétersbourg. Nuit tombante sur la Nevski Prospekt.
Rabat, Bibliothèque Royale du Maroc, décembre 2012.
Metropolitan Opera, New York, mars 2012.

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